Cinq Sens

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 Bloody Imagination - Jument [P]

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Renji
Admin surpême MUWAA !


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MessageSujet: Bloody Imagination - Jument [P]   Ven 8 Aoû - 16:12

    Spoiler:
     

    Nom : Bloody Imagination [ = Imagination Sanglante ]
    Sexe :
    Age : 8 ans
    Race : Jument
    Famille :
    Mère : Moonlight (morte)
    Père : Esan.

    Pourvoir : Elle contrôle le sang parfaitement, et peut le solidifier.

    Clan : Goût
    Place dans le clan : Maître assassin

    Caractère : Bloody Imagination est ni plus ni moins la créature la plus morbide que l’on peut croiser. D’apparence sombre, son physique n’est que l’avant goût de son caractère. L’allure légère et sensuelle la femelle a une voix qui sonne constamment faux. Ses manières mielleuses et suaves sont les choses les plus agréables de sa personne. Bloody Imagination aime le crime, elle aime salir son corps du sang des autres, s’y baigner. Allégrement folle, sa passion pour le sang n’a pas de limites. Son pouvoir lui permet en effet de jouer avec son propre liquide vital. Confondante plaisir et douleur la jument est masochiste, et se mord souvent. A l’épaule notamment. Bloody aime ressentir couler le long de ses membres le sang, elle se délecte du liquide rouge qui glisse sur sa peau grise. Carnivore sur les bords, la jument est plutôt maigre. Son régime alimentaire elle n’a pas hésité à le dévier pour quelques petites bestioles bien sanguines. Effrayante, la jument adore faire souffrir les autres, c’est certainement ce qui booste le plus son adrénaline. Elle ne connaît pas la pitié, et n’estime que ses propres idées morales. Entièrement égoïste, Bloody Imagination n’aime pas le partage. Puérile et impatiente, Bloody Imagination est pire qu’un enfant. Elle ne supporte pas d’attendre, et en est colérique. Belliqueuse au plus haut point elle chercher les défis, la bagarre. Elle cherche à affronter quelqu’un qui pourrait l’égaler. Cependant cela est plutôt rare, car la jument mérite son rang au sein du clan du Goût : Maître assassin. Elle apprécie d’ailleurs d’être la plus haut placée chez les assassins, car même si la jument s’est retrouvé dans un clan, elle n’est pas d’un naturel très grégaire. Son esprit est solitaire, aussi sauvage que celui de son géniteur. En plus d’être une psychopathe sanguinaire, la jument s’avère être une délicieuse manipulatrice. Bien que ce ne soit pas ce qu’elle préfère faire. Bloody Imagination ne se rabaisse pas au langage des grossiers, elle aime manier les mots à sa manière. Les vulgarités sont pour les faibles d’esprit. Monstrueuse la jument a comme son nom l’indique une imagination débordante. Il est impossible de ne serait-ce qu’essayer de concevoir ce qu’elle pense. Vos plus grands cauchemars, les choses les plus hideuses s’y trouvent. Mais pour elle c’est tout simplement délicieux.

    Malgré une description aussi horrible que je viens de vous faire, Bloody Imagination peut se révéler différente. Oui, légèrement.
    Ayant vécu une enfance très courte, la personnalité de Bloody s’est de suite forgée sur ses premiers désirs sanguinaires. Ainsi, il arrive à la jument de s’imaginer être une autre. Quelqu’un de plus commun dirons nous. A ces moments là, Bloody Imagination se retrouve quelque peu perdue dans ses propres pensées, et finit souvent pas un excès de folie indescriptible. Il est arrivé, à de rares reprises, de la jument soit plus « normale ». Ces jours là, elle était étonnamment calme, et posée. Cette étrange parcelle d’elle appuie sur le caractère instable et imprévisible de la femelle.

    Il y a peu, Bloody Imagination s’est trouvée face à une émotion qu’elle n’avait jamais côtoyée. L’Amour. Celui avec un grand a. Elle ne sait toujours pas pourquoi mais lorsqu’elle s’est retrouvé face à mâle qui n’a pas réagit à sa présence, elle a explosé. Je m’explique. A vrai dire, le fait que pour la toute première fois de son existence, un être n’ai eu ni chaud ni froid à voir le monstre qu’elle est l’a rendue toute « chose ». Ça aurait très bien pu être une femelle. D’ailleurs, cette personne est un loup. Ce qui prouve que pour la jument il n’y a pas de frontières. Et sans réellement savoir pourquoi son corps a réagi bien avant son cœur. Ainsi, la femelle se retrouve soumise au caractère puissant de l’amour. Elle est complètement différente en présence de l’être aimé.

    A croire que cette jument est une absurdité de la nature.


    En quelques mots : Imaginative – Puérile – Provocatrice – Sadique & masochiste – Sensuelle – Impatiente – Hautaine


    Histoire :

    Naissance
    Une magnifique nuit de pleine Lune une pouliche aux couleurs sombres naquit. Sa mère aux couleurs elle contrastées ne comprit pas de suite la raison de la venue d’une être si inverse à elle. Mais pourtant, généreuse et trop belle pour être réelle, sa mère, Moonlight l’éleva. Moon’ essaya de passer toutes les bonnes attitudes de vie à sa fille mais rien n’y fit, cette pouliche était vraiment une diablesse et étrange créature. Au départ, Bloody se nommait Strangy, elle portait finalement bien son prénom, non ?
    Mais Strangy s’ennuyait tellement avec sa mère qu’elle parti à ses un ans. Sa mère ne comprit pas, mais ne pleura pas, pour elle se n’était qu’un enfant du diable. Oui car Moonlight ne savait même pas comment elle était tombée enceinte. Peut-être ce jour pluvieux ou elle se sentit comme traversé par une goutte étrange et rougeâtre.
    Strangy partit donc à la recherche d’un troupeau comme elle ou de son propre père.

    Début du voyage
    Elle marcha pendant plus d’une année, et arriva au bout de son voyage à une falaise blanche. La peau sur les os et la vie ne tenant plus qu’à un fil, Strangy ferma ses lourdes paupières pour hennir une dernière fois ?
    Non, ce n’était pas la dernière, car au loin, une voix masculine et rauque lui répondit. Elle se retourna brusquement, mais par mal chance elle trébucha sur le bord de la falaise. La jument soupira, s’attendant à la mort, mais pourtant une ombre plus rapide que n’importe quel cheval l’attrapa par l’oreille gauche. Celle-ci se déchira mais l’étalon réussit à remonter Strangy.
    Elle se réveilla une semaine plus tard. En ouvrant les yeux elle pu voir un étalon aux yeux vert, comme « fluo » . . . Il était beau, grand et musclé.
    « Qui êtes vous ? Demanda avec difficulté Strangy.
    - Ton sang.
    - Quoi ?!
    - Je suis ton simplement ton père et dans tes veines coule mon sang, tu es la chair de ma chair »
    Strangy resta silencieuse mais elle sourit heureuse. Il prononça de nouveau une phrase :
    « Bloody Imagination, ma fille sache que je suis fière de toi, et sache tu es l’héritière d’un pouvoir bien spécial. Moi, Esan je veillerai toujours sur toi, de là-haut. »
    Et un nuage cacha de son ombre son père, celui-ci dédia à Strangy un sourire fort et inoubliable.
    Il disparut dans une pluie rouge, sanglante.
    A son réveil, Strangy se releva fière et cria son prénom dans les cieux qui ne paraissait, ce jour-là pas si lointains. Depuis ce jour Strangy devint Bloody Imagination, elle comprit bien vite que son père était un voyageur, un vagabond incapable de rester sur place et que son pouvoir consistait à disparaître en pluie rouge, en pluie sanglante. Son pourvoir, Blood’ eut du mal à le trouver, pourtant elle chercha.

    Un pouvoir particulier
    Ce n’est qu’à ses cinq ans qu’elle le trouva. C’était un jour où la neige avait tout recouvert, et Bloody était dans une plaine aux allures désertes. Pourtant, une meute de loup n’était pas loin. Ils étaient neuf. Les loups surgirent de nulle part, et sautèrent sur la jument. Elle fut blessée au dos et à l’antérieur gauche. Et c’est à ce moment précis où elle vit sa vie défilé, elle eut comme l’impression d’avoir son père derrière elle qui lui chuchoter son pouvoir. Bloody vu son sang gicler, et fermant ses beaux yeux. Elle le transforma instinctivement en fouet qui tua un loup, quatre autres effrayés fuirent. Les restants furent très amochés. Elle se débarrassa de deux par des coups de postérieurs, en fouetta un, et le dernier elle l’assomma avec son antérieur droit pour lui arracha une partie de la peau sur son dos avec ses dents. Mourant le dernier loup partit en boitant. Bloody Imagination se retrouva ensanglantée de partout, elle saignait, et avait du sang des loups. C’est à ce moment là qu’elle s’écroula. La neige était tâchée, et elle le devint encore plus, car une pluie rougeâtre tomba sur la plaine. Bloody sourit.
    Le lendemain, à son réveil, Bloody Imagination se fit une promesse à elle-même : « Devenir la meilleure. ». La meilleure dans le contrôle de son pouvoir. Elle partit donc en quête d’un endroit sûre pour s’entraîner.
    Ce lieu, elle le trouva trois jours plus tard, c’était parfait pour elle. Une forêt noire près d’une immense montagne et non loin d’un vaste lac. De plus, étant en hiver toute cette zone était recouverte de ce doux parfum de fraîcheur. Bloody Imagination travailla son pouvoir nuits et jours pendant plusieurs années. Quand elle connut et manipula parfaitement son pouvoir, la belle se remit en route.
    Bloody Imagination arriva donc sur ces terres aux allures bien uniques, donc à son goût, elle décida de se poser ici. Elle entra peut-être contre son grès dans un clan, car normalement et naturellement vagabonde elle fut obligée de rentrer dans un clan pour sa propre sécurité, car malgré sa grande force les lieux paraissaient bien étranges et dangereux. . .


    → Son évolution :
    • Grâce à la rencontre avec son père, Esan, Bloody a pris conscience de son pouvoir.
    • En rencontrant Despise, elle a appris qu’elle n’était pas seule avec de si belles idées
    • La balade passée avec Sly lui a fait prendre conscience qu’en elle se cachait, très profondément, un être quelconque sans envie sanguinaire. Mais elle sait qu’il est tellement écrasé par sa folie qu’il ne, sortira qu’une ou deux fois dans sa vie
    • La réaction physique de son corps face à Mel lui a fait comprendre qu’elle était capable d’aimer. Et c’est devant le spectacle de neutralité complète du loup qu’elle a fondu. Elle se sait esclave à cet amour impossible, et même si elle essaye de s’en détacher, elle n’y peut rien, c’est ainsi.


    Physique :
    Taille : 1m76 au garrot
    Allure : Bloody a une allure souple et comparable à celle d’un serpent. Elle glisse rapidement et fond sur sa proie. Rapide et agile la jument est plutôt mince car elle a tendance à manger peu. Bloody peut être aussi très sensuelle dans sa démarche. Légère, la jument n’est pas du genre à se faire remarquer, sauf si elle le souhaite.
    Robe : celle-ci est grise foncée. Sa crinière est flamboyante et son corps est couvert de signes tribaux. Surtout au niveau de ses jambes et sur son ventre. Elle a également quelques cicatrices qu’elle s’amuse bien souvent à rouvrir (notamment celles sur ses antérieurs)
    Visage : Ses yeux sont reptiliens. Ses iris sont d’un vert agressif. Généralement, Bloody a un petit sourire narquois sur le bord des lèvres. Bien souvent elle vient à étirer son sourire et l’ont alors découvrir ses magnifiques dents plus blanches et plus pointues que la moyenne.


    Particularité(s) :
    - A l’oreille gauche déchirée
    - A des tendances carnivores
    - Transforme la douleur en un certain plaisir
    - Lorsqu’une trop forte émotion dite « positive » (amour par exemple) s’installe en elle est réagit mal. Très mal. Son organisme « bug » pouvant lui créer des spasmes et lui faire pleurer de chaudes larmes de sang.
    - Contrairement à ce que l’on pourrait penser Bloody Imagination est atteint de thanatophobie (la peur de mourir)

    Prise par Daga

_________________

*YAWNIIIIIIING*




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MessageSujet: Re: Bloody Imagination - Jument [P]   Dim 20 Fév - 2:09

    Sa vie sur Cinq Sens

    Une rencontre unique
    Un jour qui n’annonçait comme les autres Bloody Imagination fit une rencontre hors du commun.
    C’est en arrivant dans les entrailles du canyon des terres du Goût que la jument fit la connaissance de l’unique être dont l’âme était à l’identique de la sienne.

    « Tu me semble bien courageuse, ou téméraire, de te présenter ainsi à moi. Ne t'as t'-on jamais dit qu'il ne valait mieux pas titiller la soif de sang de Despise ? Mais j'apprécie l'attention, Qui es-tu donc, toi qui à le courage et l'audace de venir me saluer ? »
    Bloody Imagination savait pertinemment qui était Despise, cependant elle n’avait jamais encore eu l’occasion de discutailler avec le maître des guerriers de son clan.
    « A vrai dire, je n’ai vraiment pas peur de perdre du sang, j’en ai l’habitude.
    Hum, moi, je ne suis qu’une jument … L’on me nomme par beaucoup de nom, mais le vrai est Bloody Imagination, maître assassin du goût.

    - Bloody imagination, hein? Mais à ce que je vois, je rencontre enfin cette grande combattante, qui fait la fierté de notre clan !
    Je suis Despise, maîtresse guerrière du Goût également. Mais j'ose espérer que ma réputation m'ait précédée... Quoique, ça ne fait pas l'ombre d'un doute.


    - Effectivement, d’après beaucoup de dire, j’ai entendu parlé de vous … Quant à moi, je ne savais pas que mes victimes criaient qui je suis. Peut-être simplement des faits divers qui parcourent les plaines ? Une grande combattante moi ? …

    - Voilà qui est réglé pour mes les présentations officielles.
    Quels beaux muscles avons-nous là ! Des fléchisseurs magnifiques, des extenseurs de la meilleure composition. Les abducteurs, les adducteurs, les rotateurs...sublime, vraiment ! Et enfin les trapèzes. Puissants, bien formés, bien irrigués. Délicieux, vraiment ! Un travail de professionnelle ! Les coupures sont impeccable, la plaie à la fois profonde et étendue... De l'excellent boulot ! Tellement que je ne pourrai m'empêcher, si je l'osais … d’y goûter
    »
    La louve toute excitée essaya de ne plus fixer la plaie et de regarder droit dans les yeux la jument. Elle se concentra et continua de parler :
    « Je n'ignore rien de ta valeur, et je me doute qu'il en va de même pour toi.

    - C’est exact

    - Je ne te cacherais donc rien, ni ne t'apprendrait rien non plus, d'ailleurs. Tu es, comme moi, dotée d'un physique, d'une constitution et d'un équilibre de merveille. Et je me doute, continua-t-elle, que le mental suit sans problème.

    - Je suis bien heureuse, que vos sentiments soient aussi miens.

    - Ensemble, nous pouvons faire de grandes choses !!!

    - Eh bien, eh bien, cela est vrai. Malgré nos deux races qui sont bien distinctes, nous avons certainement le même esprit. Un esprit tout aussi tordu, mais tout aussi fin et stratagème. De plus, malgré nos différences physiques, tous nos muscles se sont développés à force de longues années d’entraînements, et il est vrai que si un jour, par une simple impulsion de notre cerveau, si nous combattions ensemble, cotes à cotes …
    Il est vrai, que il me semble bien, que les alphas se plieraient, et bien d’autres animaux … »

    Et ce fut au tour de la jument d’inspecter la louve. Elle observa la moindre parcelle de la guerrière. Et en fin de compte, elle déclara simplement : « Je confirme que votre musculature est parfaite si ce n’est plus. Quant à vos griffes elles sont parfaitement taillées, ainsi que vos dents. »
    Despise reprit alors de plus belle :
    « Oh, mais oui, une grande combattante... très grande même. Et ce n'est pas d'après tes victimes que je te connais... Il me semble qu'un jour, nous avons eu la même proie…Et que ce jour-là, tu m'as devancée…Ce ne sont donc pas de quelconques faits divers qui m'ont fait te reconnaître, mais ton parfum... »

    Et puis, la louve huma l’air et une idée lui traversa l’esprit. Aux aguets, elle murmura à la jument : « J'ai soif, pas Toi ? »
    C’est alors que d’un frisson macabre naquit une idée horrible. Bloody ne répondit pas à la louve, elle ne fit que lui sourire, d’une façon ignoble. Et l’animal rentra dans une espèce de transe. Son sang ne fit qu’un tour, et la machine qui fabriquait son hémoglobine se mit à tourner deux fois plus vite, et ce fut alors un trop plein qu’elle ressentit en elle. Bloody Imagination sentit le sang passer entre ses dents, et les lèvres relevées, elle tourna sa tête, pliant son encolure, et forma tout autour de sa tête un cercle. La trace sembla se figer dans l’air. Le sang se solidifia, et sans prévenir la bête envoya l’arme vers Despise. Voulait-elle la tuer ? Non voyons, juste jouer avec elle. Lorsque l’arme fut à quelques centimètres du corps de la louve celle-ci redevint un simple liquide et ne fit qu’éclabousser les deux femelles. Dans un rire atroce, Bloody Imagination fit pétiller ses yeux. Ce monstre sadique qu’était la jument restait bel et bien un enfant qui joue dangereusement avec le feu.
    Pour répondre à la magnifique prestation de l’équidé, sans plus attendre la louve frémit de bonheur, elle hurla son plaisir aux cieux. Comme une jouissance sanguinaire. Et toute tremblante, la louve se retint. Il ne fallait pas qu’elle cède à la tentation. Elle devait construire une relation avec cette Bloody. Il fallait que l’une et l’autre se convoitent mutuellement. Leur sang. Alors, Despise fonça, à la vue qu’une autre source d’hémoglobine, sur un reptile. Pauvre serpent qui passait par là. Elle l’attrapa, et l’ouvrit efficacement, se délectant du sang acide de la bête. Puis, désirant jouer avec sa compagne lugubre, elle envoya le serpent fraichement saigné vers la jument.
    Bloody le reçut comme l’on reçoit un cadeau. Souriante, elle l’attrapa et comme une gamine commença à jouer. C’était un spectacle morbide que de voir deux êtres s’amuser de la souffrance d’un autre. Bloody Imagination envoya le serpent en l’air et quand celui-ci retomba dans sa bouche elle coupa nettement sa queue. Et elle le renvoya de suite. Ce fut alors avec une précision incroyable que la jument solidifia une simple goutte de sang et elle grava, sur la peau du reptile mourant, une phrase : The art to kill.

    « Intéressant... Tes ennemis doivent regretter plus que jamais de faire couler ton sang !
    Si tant est qu'ils y arrivent...


    - A vrai dire, l’unique fois où un ennemi a fait couler mon sang, c’était lors de ma première année, et c’est à ce moment là que je pu enfin découvrir son magnifique pouvoir. Je me souviens, cils étaient neuf, neuf loups qui avant auraient pu largement m’écraser, mais mon sang a réagit si vite, que déjà au bout de leur deuxième attaque ils étaient tous morts. Un loup m’avait attaqué par derrière, et en autre m’avait grignoté l’antérieur gauche.
    - Certains concepts ne s'acquièrent que dans la souffrance… Nul ne peut se vanter de tout savoir du feu avant de s'y être brûlé... D'autant plus que cela fut pour toi l'opportunité de découvrir ton merveilleux pouvoir...

    Merci pour ces instants. Tu peux avoir la certitude que je ne les oublierais pas. Et que je languis déjà notre future rencontre... Remarquable technique. Et désolée de ne pas t'en avoir laissé beaucoup.

    - Oh mais de rien … Saches que c’est tout a fait pareil de mon côté, et que cette journée restera à jamais gravée dans mon esprit.
    Ah, et merci du compliment, quant aux restes du reptile ce n’est pas grave, je pense pouvoir me passer de son goût plutôt acide à mes papilles. Mais, merci quand même de l’excuse que je me tarde d’accepter, avec joie …

    - Tu es quelqu'un d'étonnant... Je n'avais jamais réfléchi à quel point le mélange de la force brute avec l'agilité pouvait être aussi beau... il faudra un jour que nous combattions côtes à côtes... J'attendrais ce moment avec impatience

    - Oh mais je te renvoie le compliment sans aucunes hésitations. Et je pense que notre alliance n’aurait aucunes failles. Je suis déjà toute excitée à notre prochaine rencontre. »

    Et c’est alors que la louve se rapprocha de la jument. Elles se frôlèrent, et dans un sourire immense, la louve plongea sa conscience dans celle de Bloody. L’emprise de Despise était une torture psychologique.
    * La louve ramena Bloody dans une scène de sa jeunesse. Elle se vit sur la falaise en train de tomber. Le moment où sont père avait accouru et l’avait sauvé. Despise lui susurra quelques mots «Et s’il ne t’avait pas rattrapé ? Imaginons … »
    Puis Despise emmena la jument lors de la libération de son pouvoir. Un jour grisâtre où cinq loups avaient décidé de l’attaquer. Et elle modifia la scène. C’est alors que toutes les vieilles cicatrices de Bloody se rouvrirent, et Despise lui murmura quelques phrases. « ma pauvre… prononça-t-elle sur un ton de compassion choquant entre ses crocs. Comme tu dois souffrir… sur ces mots, les blessures de la jument s’infectèrent, lui arrachant des cris de douleur. Veux-tu… hésita-t-elle. De l’aide ? »
    *

    Le rêve s’acheva, la soif de Despise revint. Alors, se contrôlant elle arrêta net la songe.
    « Désolée ma puce… ce sera pour une autre fois… » La louve se lécha les babines et salua son amie sanguinaire :
    « J’espère que tu as apprécié mon… cadeau ? A très bientôt … »

    Et c’est ainsi que s’acheva la rentre des deux titans.
    © Paroles de Despises non rédigées par Daga

    L’aspect caché de la bête
    Bloody Imagination s’était égarée dans les terres ventées de Wind Sword. L’esprit quelque peu embrouillée, elle se heurta à son jeune Bêta. La jument n’était pas dans son aura habituel, comme si le vent lui avait murmuré d’étranges formules magiques. Et lorsqu’elle se présenta à cet étalon, elle ne parla pas de son côté sanglant. Il semblait que la femelle fut possédée. Ou complètement déboussolée. Peut-être l’était-elle.

    « - Je m’appelle Imagination […]
    - De quel clan êtes-vous demoiselle Imagination ?
    - Je suis du clan du Goût. Depuis toujours, car je vais vous avouer que je suis plutôt une jument au sang libre, je suis plutôt comme mon père, éternel vagabond. Ah … c’est étrange je crois que c’est la première fois que je parle autant avec quelqu’un que je connais si peu, mais … Pour je ne sais quelle raison, je suis différente de d’habitude. Vous devez me trouvez sotte de parler ainsi, mais sachez, que vous m’inspirer une confiance étrangement mystérieuse venue de je ne sais où…
    - Vous n’avez rien de sotte je vous assure. C’est agréable de voir quelqu’un qui ne dissimule pas ses pensées, et vous devez être sensible au charme de cet endroit, c’est assez rare vous pouvez en être fière. Il a quelque chose de… spécial quand on fait attention aux petits détails de ce lieu, presque magique. On se croirait dans un autre monde.
    Pour le chemin il vous suffit de me suivre, ce n’est pas très compliqué quand on connaît un peu l’endroit.
    Vous voyager souvent dans les autres territoires ? Il est plutôt rare de croiser des voyageurs au cœur de la forêt, même s’il s’agit de vagabonds.


    - A vrai dire, j’aime beaucoup voyager, et donc il m’arrive de me perdre en des terres qui me sont inconnues. Mais j’ai une curieuse chance, j’arrive toujours à rentrer dans mon territoire.
    Et puis, je parcours tous ses territoires sans craintes, qui donc viendraient à m’attaquer ? »
    La jument se tut. Elle frissonna. Bloody était bien plus que 50% de la jument. Imagination n’était qu’une part infime du monstre qui grâce à une chance inouïe avait vu le jour en ce mois printanier.
    « Je, … Je crois qu’il faut que l’on se dépêche, je me souviens qu’Inga m’a demandé de lui emmener quelques, quelques … Je ne sais quoi par rapport à … Je crois que si vous m’emmeniez à la sortie le plus vite possible, je vous en serai reconnaissante.

    Serviable l’étalon guida la jument

    - Là-bas s’élève le plateau foudroyé. Et en continuant de ce côté…vous devriez rentrer chez vous sans croiser beaucoup de monde, mais je suppose qu’il vous sera aisé de vous repérer. Je ne peux pas vous accompagner plus loin je ne peux pas quitter mon territoire comme ça.
    Et bien, demoiselle Imagination, si vous partez rejoindre votre clan c'est ici que nos chemin se séparent. Peut-être se recroiseront-ils un jour si le vent le décide...


    - Merci beaucoup.
    J’espère vous revoir, cher Sly, en de telles circonstances. Et pas en d’autres. Sachez me revoir quand le vent vous est favorable, pas avant ni après. C’est un conseil que je vous suggère. Sachez aussi, que moi, Imagination vous gardera dans le cœur en tant qu’ami malgré cette courte rencontre. Espérons-nous revoir, en tant que Sly et Imagination. »
    © Paroles de Sly rédigées par Shiiyo

    La véritable apparence du monstre
    Tranquillement allongée, la jument dormait paisiblement en ses terres. Doucement la jument se laissait emmener dans le pays des songes. Seule une vieille blessure de la femelle l’empêchait de dormir. Mais ce n’était pas si désagréable pour elle. En effet, une cicatrice s’était rouverte sur son dos. Mais qu’importe. Une douce voix vint alors à l’obliger à ouvrir les yeux :
    « Seriez-vous imprudente ou ces lieux sont moins dangereux qu’on ne le dit ? Ainsi endormie vous semblez plus vulnérable, demoiselle Imagination. Etes-vous blessée ?

    - Moi ? Blessée ? Mais vous hallucinez mon cher » La voix sèche de la jument révéla de suite la vraie personnalité de l’équidé. Celle que l’étalon ne connaissait point. Et d’ailleurs, elle lui déclara directement : Imagination n’est qu’une simple rêverie, mon ami.
    Apprenez à connaître ma vraie personnalité, et devinez par vous-même mon nom, en entier. »
    L’étalon rêveur s’attarda sur une espèce étrangement rare et belle de fleur. « Bizarre… Je ne me souviens pas avoir jamais vu ce genre de fleur …» Et il tourna sa tête vers la jument, lentement, le regard ailleurs, pour éventuellement reprendre la conversation :
    « Les noms ne sont pas toujours bien portés. Pourtant si le votre vous est parfaitement adapté je pencherais pour… une idée de douleur, une image sanglante. Mais si la partie qui m’est inconnue est véritable alors Imagination doit bien l’être réelle également. Chacun possède une part de rêve, une face cachée en soi. Et je maintiens ce que j’ai dit, l’imagination est une chose magnifique. Mais que comptez vous faire à présent ? Me dévorer ?

    - Oh, vous êtes un fin étalon, je dois le reconnaître, et je crois qu’on l’on aurait pu discuter longuement sur ce genres de sujets passionnants. Autant pour vous que pour moi.
    Personnellement, je suis très attachée à mon prénom, la seule marque d’affection de mon père, et j’aime vous faire patientez pour le connaître.
    Mais enfin, ma vie n’est point passionnante.
    Maintenant … Il est possible, que je vous dévore, ou quelque chose dans cette idée, cher Sly. »
    L’étalon semblait lire dans l’esprit de Bloody Imagination comme un lecteur dans son ouvrage. Il n’était pas vraiment passionné, mais il semblait s’obstiner à tourner les pages les unes après les autres pour espérer une fin heureuse
    « Tu es étrange. »
    Bloody se cabra alors brandissant sa mâchoire ainsi que ses antérieurs vers l’étalon. Sly se décala trop peu et reçut la dentition aiguisée de la jument sur son épaule. Le sang tâcha ses belles marques dorées. Sly ne montrait aucune crainte, aucune peur. Il plissa légèrement des yeux, souffrant quelque peu. Mais comme si de rien n’était, il continua la conversation :
    « Je n’aime pas me battre, on risque de piétiner beaucoup de choses. Le sang peut-être joli mais seulement lorsqu’il perle, les larges flaques doivent se trouver dans des lieux bien particuliers pour l’être. J’aimerais un autre indice concernant votre nom. »
    Bloody retira alors sa mâchoire de la chair fraîche, se lécha les babines, et soupira. Elle répondit à la faveur du mâle :
    « Un autre nom est devant Imagination et le qualifie … De plus, il est dans le même « langage ». Mais imagination est traduit pareil dans les deux langues …
    - Blood. Vous êtes Bloody Imagination, l’imagination sanglante. Vous êtes assez célèbre dans votre genre.
    - Oh, je sais bien. Merci de ce compliment, cher Sly. A vrai dire, je fais plutôt dans la discrétion, mais pas les opportunistes voyeurs, que je ne décèle pas toujours. Finalement, ne trouvez-vous pas que les voyeurs sont encore pire que moi ? Mmh, il est bien difficile de répondre à cette question, mais réfléchissons tous ensembles, à trois. »
    C’est alors qu’un troisième personnage entra en scène. Wind Sword. L’arrivée de l’Alpha glaça l’atmosphère, et voyant son Bêta quelque peu endommagé, il fixa de son regard sanglant la jument.
    « Toi. Voles encore une seule goutte de son sang, et c’est le tiens que j’irais rependre sur le sol. » Le vent se leva, et fit siffler les roches. Le sourire de Bloody s’allongea. Tout cela devenait intéressant.
    « Oh. Mais je n’attends que ça.
    - Je crois que tu n’as pas compris. Tu n’auras pas le temps, de souffrir une seule demi seconde. »


    Sly calma le jeu grâce à des paroles censées :
    « Je crois que la menace est on ne peut plus claire, mais je crois également qu’il va être temps pour nous de rentrer chez nous. Un incident sur ces terres avec cette dame risquerait de créer des tensions, tous les prétextes sont bons… Quand à savoir qui des voyeurs ou de vous sont les pires la réponse est subjective, à chacun de choisir s’il préfère porter un message de mort ou demeurer dans l’ombre. Certains semblent même pourvus de personnalités doubles, et je crois qu’à cet heure le soleil est magnifique quand il est par instant voilé par un nuage. Dommage qu’il fasse un peu sec.
    - Tout cela laisse bien sur une longue réflexion, qu’il semble que vous n’ayez le temps d’accomplir, chers amis équins.
    A vrai dire, j’aurai bien fait de toi, dit-elle en regardant fixement la plaie de Sly, un combat passionnant. Mais je crois qu’avec un tel coup de vent, expliqua-t-elle en tournant désormais sa tête vers Wind, je crois que cela serait tout simplement du suicide.
    Elle se tut, un court instant, et recula de plusieurs pas. Enfin, elle finit :
    Mais sachez, mes chers, mes très chers amis équins, que je suis têtue, et que je n’abandonne jamais, je suis juste prudente.

    - Sache que si tu me recroise, cela risque d’être la dernière rencontre de ta vie. Une histoire qui commence dans le sang, doit se finir dans le sang. Crois moi que la prochaine fois, n’ose seulement défier mon regard, se sera ton sang qui écrira le chapitre final de ton histoire. Sly, nous partons. »
    Petite retrouvaille
    La pluie rouge s’abattit lamentablement sur la plage de sable noir de Cinq Sens. Cette pluie qui semblait folle. Bloody Imagination vit alors apparaître son géniteur. Esan. Ce grand cheval solitaire qui semblait être hanté par des images d’un amour perdu à jamais. L’être fatigué ne reconnut presque pas sa propre fille qu’il ne cessait de chercher. Bloody Imagination ne connaissant à rien les relations père-fille, elle fit ce qu’elle savait mieux faire. Se battre. C’est alors qu’un combat s’engagea entre les deux membres de la famille sanglante. Finalement ce ne fut qu’un simple défi. Le père fatigué s’affala, et la fille joueuse disparut le sourire aux lèvres, et l’allure vacillante. Ils étaient de force égale. Pour l’instant, car le déclin de l’un ne faisait qu’approuver la future apogée de l’autre.

    © Paroles de Sly rédigées par Shiiyo, paroles de Wind Sword écrites par Caronat

    La fleur convoitée

    Et vint le jour le plus inattendu de la vie de Bloody Imagination. Il se déroula dans les terres de l’ouïe, près du vieux cerisier. La jument rencontra un loup au pelage immaculé. Seule, une mèche bleue sortait de la blancheur divine du corps canin. Son regard était étrange. Vide, d’un bleu nostalgique, d’un bleu unique. Bloody s’interrogea sur le cas de ce mâle. La conversation commença avec quelques salutations banales. La voix de l’animal était monotone et aucune émotion n’en ressortait.
    « Vous me semblez bien étrange. Vous me semblez être un fantôme. » Elle commença à s’intéresser à l’étrange cas du vagabond blanc.
    Comme une enfant curieuse, elle demanda alors à cet inconnu de se rapprocher d’elle. Elle voulut qu’il descende de l’arbre où il était perché.
    « Non. » Le loup laissa alors les mots glisser de sa bouche pour arriver jusqu’aux oreilles de l’équidé.
    « Vous pourriez me blesser, Bloody Imagination. De nature prudente, je resterai sur ma branche; C'est un endroit que vous ne pouvez pas atteindre même si vous le désirez, en conséquent, un endroit sécuritaire pour moi de m'y installer.
    Logique est-t-il de croire que ce que l’on n’atteint pas reste une fleur qui s'épanouit. Il est dit que c'est un moment magnifique, mystérieux... Je préfère vous prévenir; je ne suis pas cette fleur. Vous vous trompez si vous croyez que je suis un tan soi peu " surprenant ".
    Vous feriez une grave erreur: Gaspiller votre temps, gaspiller votre salive. Mais, si vous jugez important d'en savoir plus sur moi, je ne vous retiens pas. Or je resterai ici, sur cette branche.


    - Ah, mon bon loup. Sachez que les loups sont tous aussi ennuyants, et remplis d’arrogance, alors que vous, vous …
    Vous ! Vous êtes un être que jamais je n’ai rencontré, et je suis bien curieuse de savoir un peu plus sur vous. Même si vous semblez sûr que cela ne m’intéresse point !
    Mais enfin. Sachez, que les jolies fleurs, je les trouve lassantes quand j’ai enfin pu sentir leur doux parfum, et si elles n’en n’ont pas, tant pis. Le temps est bien assez long ! »
    L’excitation gagna la jument, et sans plus attendre elle arracha joyeusement la peau de son épaule. Le sang dégoulina le long de son antérieur. Elle sourit.
    « Vous auriez beau me prouver être un monstre infâme et meurtrier, je ne bougerai pas de cette branche. Cependant... Cependant, ne sous-estimez pas la fleur tant convoitée; Elle peut avoir des épines où vous pourriez vous y blesser.
    - Oh mais en aucuns cas je ne sous-estime la fleur que j’appréhende. Et cela, jamais.
    Et puis, les blessures il y a bien longtemps que je suis passée de l’autre côté.
    Ah oui. Je n’aime pas spécialement abîmer la belle fleur que je veux observer, mais il faut bien la cueillir.
    Comprenez, mon cher Ml, que si vous ne descendez pas, je vous y aiderai. »

    La jument solidifia alors le sang qui coulait le long de son antérieur. Elle le fit s’élever vers le loup, et le sang pris un peu la forme d’un serpent. Elle le posa délicatement sur la fleur convoitée, et attendit la réponse de celle-ci.
    « Je vous aurai prévenu. » C’est alors que le loup, avec une habilité hors du commun, se dégagea de l’emprise du reptile rouge. Il s’appuya dessus avec une légèreté surprenante et rebondit comme un danseur. Il arriva sur une de ses pattes, et prit un certain élan pour s’élancer à nouveau. Sur son visage il ne ce passait absolument rien. Pas de signe de fatigue, ni d’agacement. Le loup était aussi frigide qu’une statue. Et Bloody s’émerveilla. Pourtant, l’artiste eut une absence. Ses muscles se crispèrent trop vite, et il chuta. Lentement, délicatement, comme une feuille morte. Son corps ne fit aucuns bruits lorsqu’il rencontra le sol, et son visage ne laissa paraître que son regard toujours aussi neutre. L’acrobate était dès à présent plus disponible pour la jument.
    Et puis, enfin, la jument réalisa. Le loup venait de passer de l’état de loup « fier » sur sa branche, à « ridiculisé » sur le sol. Mais rien n’y fit, le vagabond n’était en rien touché. Son visage était resté le même depuis l’arrivée de la jument. Ni heureux, ni triste. De plus, la démonstration bestiale de Bloody ne lui avait fait ni chaud ni froid, et il continuait d’être toujours aussi calme. La jument écarquilla les yeux. Elle frissonna, et essayer de comprendre :
    « Comment pouvez-vous ne rien … Ne rien … » La voix de la jument tremblait. Et ses yeux se brouillaient. Que se passait-il ? La jument frissonna, et plaqua ses oreilles contre sa nuque. Elle ne comprenait en rien ce qui lui arrivait. Son corps tout entier le criait pourtant elle n’entendait pas. Alors, fatigué, son corps utilisa sa dernière ressource. La plus précieuse. Un liquide chaud coulait le long de ses joues. Il provenait de ses yeux, mais aussi de ses oreilles, et de ses cicatrices. Tout son corps crachait les larmes sanglantes de Bloody Imagination. Réalisant, elle tressaillit, et faillit tomber. Mais face à ce mur de marbre, elle tenta de rester digne. Ce qui était bien entendu une peine perdue. Son cœur la poussa. Et elle cracha. Sans le vouloir le cracha en direction du mâle son sang. Presque honteuse de ce dont elle n’était pas réellement responsable Bloody fixa le sol. Et puis elle inspira profondément, ravalant sa salive ainsi que son sang. Et réussit à articuler :
    « Comme se fait-il que vous soyez aussi expressif qu’une pierre ?
    - J'ai vendu mon âme à un démon. J'y ai payé ma vie, mes rêves, mes envies.
    Le regret n'étant plus, la colère et la joie ne m'ont pas été rendus. L'amour est tabou et la haine est partout. Les proches sont des inconnus. Seul, dans un monde monochrome, gris, où le bien et le mal sont esclaves de leur avarice.
    Une fleur, un cygne déchu sans saveurs et sans but.
    Une âme errante qui n'a plus le droit de souffrir.
    »

    Lorsque ces phrases arrivèrent dans les oreilles de la jument, ses yeux s’écarquillèrent. Et sans savoir pourquoi, elle s’approcha du mâle. Elle s’allongea, délicatement, près de lui. Pour lui tenir compagnie, pour lui tenir chaud. Mais c’était en vain, voyons, Mel était dépourvu d’âme. Mais peut-être que Bloody n’essayait pas de faire plaisir à Mel mais tout simplement de rassurer elle-même. Sans comprendre pourquoi son corps souhaitait être en contact avec celui du loup. Elle voulait ressentir sa chaleur, pour se rassurer, être certaine que ce n’était pas un fantôme, ni une illusion.
    Mel ne bougea pas. Il ne ressentit rien. De toute façon il ne pouvait pas.

    « Eh bien. Je me demande bien ce qui vous a poussé à ainsi vendre votre esprit, mais je n’y gagnerai rien de plus à le savoir.
    Je ne crois pas vraiment aux démons, ni aux anges d’ailleurs. Finalement, je ne crois en rien. Vous devriez être heureux auprès de quelqu’un, mais vous ne le pouvez plus. C’est bien triste, pour vous, enfin, façon de parler.
    - Ne croire est rien est aussi une croyance. »
    Bloody émit un léger soupir. Elle se releva doucement. Bloody Imagination se questionna alors sur le sens même de sa vie. Est-ce que le fait ne croire en rien fut une croyance, ou plutôt une obligeance ? Comme si l’on souhaitait constamment se raccrocher à quelque chose, tel qu’il soit. Bloody secoua sa tête. Et lentement ses paupières se pausèrent sur ses iris verdâtres. Son imagination s’activa. Et comme pour se rassurer, elle se cacha dans son monde d’un rouge sanglant. Elle pensa, longuement, à ses songes tout de rouge fait. Et puis, une tâche s’engouffra dans son imaginaire. Elle grossit, grossit. Une tâche blanche. Depuis son propre songe Mel l’observait. Et Bloody sentit au plus profond d’elle-même que désormais elle sentirait ce néant dans son âme. Un calme absolu.
    « Mais croire en rien ne fait que me raccrocher au néant lui-même, en sa personne. Serait-il possible que je m’agrippe au vide ? Ça m’étonnerait franchement, alors autant se laisser tomber, ce n’est certainement pas l’espace lacunaire qui va me retenir.
    - Vous parlez du Néant comme s'il était malsain, nuisible. Pourtant ce n'est ni fielleux, ni horrible.
    La mort et le néant sont deux mots bien différents.
    »

    Bloody frissonna. Malgré tout, elle savait pertinemment qu’elle avait peur de la mort.

    « Avez-vous peur dudit vide? Considérez ceci: Seriez-vous assez apte à croire en quelque chose dont vous faites fi et d'y croire dur comme de la pierre, alors que vous savez que cette idée servirait à brimer votre liberté? Ne croire en rien - qui compte aussi pour une croyance - est un signe d'éloquence et de maîtrise, ce qui montre que vous n'avez pas besoin de vous arrêter sur ces mythomanies, ces fabulations auxquelles plusieurs êtres dépendent, auxquelles leurs vies et leurs choix s'arrêtent sur ces éthiques...
    Vous devriez au contraire vous considérer chanceuse de vous rattacher au néant, chose qui n'appartient pas encore au temps

    - Peut-être bien. Mais qu’en est-il je ma croyance s’élargit, s’agrandit, pour finir en admiration devant sa personnification. De toute façon il n’est rien que le monde puisse nous envier, alors pourquoi pas ne pas désirer le néant ?
    - Arrêtez... Arrêtez de penser. Vous avez tout à envier. Tout. »
    Immobile face au loup blanc, Bloody Imagination analysa peu à peu ses sentiments, ça en devenait effrayant. Bloody approcha son museau de l’oreille de Mel, et sans réaliser ce qu’elle ressentait, ce que c’était réellement, elle déclara :
    « Sachez, que désormais mon âme est vôtre … Et qu’à jamais seuls vos mots pourront m’arrêter dans ma folie, alors veuillez, si cela est encore possible, ne point m’oubliez… »
    Sans en rajouter. Elle jeta un dernier regard sur la belle silhouette masculine, et quitta l’endroit, le corps meurtri, le cœur amoureux et l’esprit embrouillé. Mais qu’à cela ne tienne Bloody Imagination était certainement un des plus étranges créatures de Cinq Sens.
    © Paroles de Mel rédigées par Kaos


    Face aux murs des émotions

    « Debout, face à l’immensité de l’horizon, la jument semblait n’être qu’une poussière. Un petit grain grisâtre qui s’était glissé sur la pellicule d’un appareil photo, et qui bien entendu l’avait gâchée. Sur le moment, l’instant, elle ne bougeait pas. Seule, sa crinière voletait légèrement. Le vent s’amusait avec ses crins rouges. Et le ciel était indifférent de sa présence. Etrange sensation. Car d’habitude, le ciel avait quelque chose de rassurant, quelque chose de paternel. Car son père, étant un être presque chimérique, se trouvait tout le temps dans les cieux. Non pas qu’il soit mort, mais son pouvoir était celui de s’infiltrer dans les gouttelettes naturelles, qu’il transformait en goutte de sang. La jument leva lentement sa tête vers ce ciel. Et elle lui envoya un regard rempli de questions. Sa bouche s’ouvrit, rien qu’un peu, mais rien ne put en sortir. Un soupir lui fut arraché par le vent, et elle sentit son cœur se soulever. Elle recula de trois mètres, de peur de tomber du haut de la falaise. Et alors, étourdie, la jument se laissa basculer. Un bruit sourd résonna dans les environs.

    Bloody Imagination était dans une phase critique. Ses idées étaient embrouillées. Ce qui n’était pas à son habitude. Perturbée, par tant de choses étranges, elle se sentait de plus en plus étouffée parce que l’on appelle plus communément les sentiments. Elle garda la tête collée au sol, comme pour essayer de percevoir une réponse que le ciel ne lui avait pas suggéré. Mais rien non plus. Elle était obligée de répondre à ses propres questions, des questions qui ne l’avaient jamais effleurées auparavant. La jument ferma ses yeux, et força ses paupières à rester coller. Rien, il ne devait rien en sortir.

    Comme une enfant perdue et fatiguée, elle se laissait envahir par sa chaude incompréhension. Le surplus d’émotions montait, montait, doucement, et elle sentait une chaleur imprégner son visage. Sa gorges se noua, son cœur accéléra, et le reste de son corps resta perplexe. Bloody frappa le sol de son solide sabot, mais rien n’y fit. Elle se sentait de plus en plus étouffée par des émotions, des sentiments, des choses bien trop compliquées pour une enfant, pour elle. Physiquement, elle réagissait de plus en plus mal. Comme des spasmes la prirent, et elle gesticula dans tous les sens. Elle ne savait pas comment un corps devait se comporter habituellement face à ce genre de trucs. Alors sans vraiment savoir pourquoi, elle réagissait mal, voir très mal face à cela. Sa tête quant à elle, était de plus en plus lourde, comme remplie de bien trop de choses. Bloody Imagination, de son nom de folie, ouvrit sa gueule et laissa s’échapper un cri, une agonie, quelque chose d’indescriptible, qui ressemblait plus au cri du démon qu’au hennissement paisible d’un équidé. Sa peau transpirait, ses organes se contractaient, ses sens s’affolaient. Seul, son esprit était à peu près calme. Alors, elle se raccrocha à cette part d’elle même qui était la plus saine. Inspirant profondément, elle ferma sa bouche, faisant claquer ses dents les unes contre les autres.

    « Vide, néant, rien, obscurité, ténèbres, terreur, peur, frisson, élément du diable, mon élément. » Des mots défilaient dans son cerveau, et elle essayait en vain de retrouver quelques unes de ses expressions. La peur. Bloody Imagination la connaissait bien cette peur, oui mais sur le visage des autres et certainement pas sur son propre visage. Mais la peur de quoi ? Bloody se savait atteinte de thanatophobie mais après ? Quelles autres peur étaient en elles ? Car la peur elle ne l’avait fait que l’apercevoir à l’extérieur de son organisme, et certainement pas au centre de celui-ci. Oh Diable les théories de l’âme sans faille, de l’esprit psychopathe qui ne ressent pas la peur. C’était tout bonnement impossible. Bloody Imagination avaient de nombreux problèmes. Elle était compulsive, et ne comprenait pas les idées lumineuses des autres. Mais elle se connaissait. Ou du moins le pensait, l’espérait. Mais depuis peu, la peur la prenait au ventre. Une peur de ne pas se connaître, comme si elle se retournait contre elle-même. Les sentiments, les émotions positives, tout ce qu’elle avait fuit de puis toujours venaient désormais écraser sa tête contre son cœur. Elle n’avait pas pu se contrôler, elle ne savait que faire. Alors, comme une jeune pouliche, elle était effrayée par l’inconnu. Par sa propre ombre. Le monstre qu’elle était semblait faiblir de jour en jour. Et cela la tourmentait. Car elle croyait voir le bout de son périple, le bout du tunnel, la fin. Sa fin. La vie lui susurrait que pour elle, tout était fini, et qu’elle l’avait bien cherchée, bien méritée à force de voler celle des autres.

    Voler celle des autres ? Oui, Bloody avait passé la plupart de son temps à s’amuser de la vie d’autrui, à la voler en quelque sorte. Mais qu’attendait-elle en contre parti, le paradis peut-être ? Il ne fallait pas rêver, chercher la mort n’était pas vraiment une bonne chose. Mais Bloody Imagination n’avait jamais songée une seconde que le fait d’obliger la mort des autres auraient pu causer la sienne rien qu’en tombant face à un mur. Un mur d’incompréhension. La peur devenait encore plus grande.

    La jument se releva avec une vitesse fulgurante. Sa peau grise était luisante de transpiration. Sa crinière rouge se collait à son corps malade. Ses paupières s’ouvrirent, ses pupilles se dilatèrent, et ses iris tremblèrent. Sortant de ses beaux yeux verts un liquide se répandit. Bloody ne sait pas pleurer, elle ne veut pas pleurer, elle ne peut plus pleurer. Un liquide chaud coula le long de ses joues. Une marque sombre derrière le passage de ses émotions. Une sensation bien trop connue. Le sang sur sa peau. Bloody Imagination ne pleurait pas de façon très naturelle. Mais comme si à chaque impasse, son organisme réagissait d’une façon déplorable.

    Le tableau était bien plus qu’effrayant. Au loin, une silhouette tremblante avaient des larmes rouges.

    « Fuir, fuir, il faut que je m’en aille loin de mon ombre qui m’engloutis chaque jour un peu plus »
    Ses lèvres sèches se coupèrent lorsqu’elle décida de les bouger. Désormais le goût ferreux du sang l’invahissait. D’habitude, ce goût était un préliminaire avant une grande fête, avant un grand massacre, avant une grande folie. Mais là, elle frémit, non pas de plaisir, mais d’effroi.

    « VITE » hurla-t-elle.

    Et sans aucun élan, elle poussa ses membres à partir de l’arrêt à sa plus grande cadence : le galop.
    Ses sabots étaient lourds, ses jambes engourdies, et une fièvre montait en elle. La grande jument galopait en direction d’un endroit sombre. Elle voulait noyer son ombre à jamais. Pour ne plus jamais avoir peur de se faire engloutir par une partie inconnue de son être. Mais au plus profond d’elle même, elle savait pertinemment que même si elle restait à jamais dans les ténèbres, une simple lueur pourrait faire vivre à nouveau ses peurs. Mais qu’importe, l’instant n’était pas à la réflexion, mais bien à la folie.

    Très vite, elle gagna en célérité. Le vent lui bouchait les tympans. Bloody Imagination semblait vouloir aller encore plus vite que la vitesse elle-même. Mais ce n’était pas possible. Pourtant, si on s’éloigne de la scène, on pouvait apercevoir un spectre gris tâché de rouge se déplacer en direction du néant. Un aura sanglant se dégageait de cette silhouette, c’était tout simplement ses crins en bataille qui la rendait encore plus apocalyptique.

    Là-bas, un refuge, une grotte. Son instinct l’alarma. Et Les oreilles bien droites, les naseaux dilatés, et la vue brouillée elle s’engouffra dans cet endroit bien sombre. Ne prenant même pas la peine de ralentir sa cadence, son arrêt n’en fut plus que brutal. Tout son corps vint à se briser contre la paroi glaciale du souterrain. Un craquement atroce grinça. Une côté brisée, une autre fêlée, avec en prime des plaies partout sur le côté droit. Ses membres fléchirent et elle s’écroula. Un petit stalagmite se logea non pas sans violence dans l’encolure de la bête. Mais elle ne ressentit aucune douleur. Son système nerveux était comme embrouillé, et envoya une crise de supplice au niveau de ses yeux. Ils étaient comme en feu. Si elle avait été debout elle les aurait s’en doute crevés en se frappant la tête contre la paroi irrégulière. Mais par chance, tout son corps était cloué au sol. La seule façon d’atténuer sa douleur, fut d’en créer une autre. Sans hésitation, elle rapprocha son genou de sa bouche, courbant légèrement l’encolure, et s’arracha avec joie un lambeau de chair.

    Silence. Bloody Imagination était dans une agonie étrange. Son corps meurtri se portait à merveille, mais son esprit absorbait les douleurs physiques en douleurs mentales. Son crâne allait exploser tellement ses pensées se bousculaient.

    « STOP » gronda sa voix.


    * Un paysage blanc. De la neige recouvrait ce paysage tranquille. Seule une tache grise et rouge gâchait l’ambiance. Au loin, une silhouette pure s’approcha de la tache. Une nuance de bleu apparut. Le ciel se dégagea. Une voix masculine murmura : « calme-toi ». La saleté se pétrifia sous les paroles du maître des lieux.
    « Sais-tu pourquoi tu es là ? ». L’ombre bougea sa tête de gauche à droite.
    « Sais-tu où tu es là ? » Elle refit de même.
    « Pourquoi tu t’obstines. Tu sais parfaitement pourquoi tu es là, arrête de faire l’enfant. Redresses toi et regarde moi dans le blanc des yeux.
    - Blanc …
    - Oui. Tu es dans le monde blanc de ton imagination. Celui qui gouverne tes sentiments. Ça ne te rappelle rien ce blanc ? »
    Silence, les deux êtres se fixèrent. Le plus foncé recula d’un pas et murmura :
    « Mel … ? »
    Soupir.
    « Arrête de détourner la tête, et regarde en face la vérité. Oses discerner tes sentiments, ne les fuis pas bêtement. Tu es bien Bloody Imagination non ? Alors comment ce se fait-il que le grand démon que tout le monde craint est ridicule face à ce qu’on appelle l’amour ? »
    Puis plus rien. Le paysage disparu subitement, et la crasse se mélangea aux contours. Elle ne faisait plus qu’un avec les alentours. Ses pensées n’étaient plus qu’une. *

    La violence s’était estompée. Délicatement, la jument rouvrit ses yeux. Le vert de ses iris était verdoyant. Le blanc qui les entourait était pur. Elle releva sa tête, puis le reste suivit. Dans un mouvement aussi lent que la fonte des glaces. Mais à coup sûr la glace deviendrait un liquide paisible. Désormais debout, Bloody Imagination fixa le mur en face d’elle. Et clairement, dans son esprit, s’afficha une fleur, une fleur blanche. Les pétales ne dégageaient aucune odeur. Mais la présence d’un pistil bleu la fit sourire.

    L’amour était pour elle comme l’ombre qui se cache derrière chacun et qui s’agrandit quand la peur vous prend au ventre. »


    Etrange union
    Coming soon ~

    Premier don de vie
    Coming soon ~



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Il était un petite navire, qui n'avait ja-ja-jamais navigué ohé ohé. Et puis il a coulé shit--
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