Cinq Sens

« Ressentir avec chacun de ses sens. »
 
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 Galefoot [Canis Lupus - M] Pris

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Galefoot



Nombre de messages : 21
Age : 24
Race : Canis Lupus
PUF : mlp.kaos
Pouvoir : Le soutient de ses trois Protecteurs: Wapi, Nokomis et Kwanita
Date d'inscription : 26/04/2009

Votre perso
Clan: Quel clan? Personne n'oserait garder un tel énergumène dans ses pattes.
Célib' ?: Tentez votre chance si vous le voulez, mais 'faudra vous accrocher.
Relations:

MessageSujet: Galefoot [Canis Lupus - M] Pris   Mar 11 Mai - 5:20

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    Appellation: Lukos "Galefoot " Amaïth
    Alliasses: Galefoot, Gale, Le Coureur, la Bourrasque, l'Artiste ambulant, Celui qui Peint, L'Artiste-Peintre, Le Fou, Le Timbré, Celui qui voit les Fantômes; Ghost Seeker, Le piètre artiste et son frangin, Le Microbe, Nabot, Maigrichon... et autres surnoms affectifs employés par ses pairs.
    Sexe: C'est un mâle
    Taille: Il fait quatre-vingt-trois centimètres au total, en hauteur.
    Âge: Cinq ou six ans. Il ne compte plus les années...

    Vertu principale : Galefoot est reconnu pour son manque de tact et l'ardeur dont il fait preuve lorsqu'il balance la vérité dans les oreilles d'un autres, proche ou non.
    Vice principal: Il est incroyablement narcissique, imbu de sa personne. Il n'a aucune attache avec ceux qui le supportent, sinon ses Protecteurs.
    Attirance sexuelle : Les femelles qui ont un sens artistique et qui pourraient lire en lui comme on lit dans les pages d'un livre.


    • Grands-parents : Starglimpse x Breezeslice
    • Parents : Squalltramp x Twilight
    • Frère/Sœur : Sulbau, Sorrow, Trigger / Sansha, Satana
    • Belle-Sœur : Mara
    • Once/Tante : Rosebud / ReedHeart
    • Neveux/Nièce : Ray, Dénaï / Reïla



    CEUX QUI ASPIRENT SA PROTECTION, MAIS AUSSI, SON DÉCLIN
    ____________________________________________________________
      Un pouvoir est un don du ciel. Un acquit donné et gardé jusqu'à la fin de ses jours. Autant peut-t-il s'agir d'un contrôle sur un des cinq éléments, autant peut-t-il s'agir de quelque chose de plus vague, comme des yeux qui brillent, par exemple. Quoi qu'il en soit, se soulève bien nombre de questions quand à la naissance de pouvoirs chez les autres animaux, autant équidés que canins. Un pouvoir, qu'est-ce que c'est? D'où en est la provenance? Par logique, diriez-vous, il provient des parents. Et de leurs géniteurs. Et ainsi de suite. Et ainsi de suite? C'est exact. D'aussi loin les ancêtres poussiéreux s'en rappelleront, un pouvoir est propre, ... unique à chaque être. On ne lègue pas un pouvoir: Sauf peut-être celui-ci. On ne sait pas à qui il a appartenu, mais on sait une chose: Il n'y était pas, avant.
      Mais avant quoi, demanderiez-vous. Avant une prise de pouvoir? Avant l'âge adulte?... Avant de voler?... Non, avant le traumatisme crânien. Avant ce choc qui l'eut tant hanté dans sa vie de jeune adulte. Avant d'avoir vu les carnages, les morts, les cadavres, avant d'avoir vu sa famille gisant dans leur propre bain de sang. Avant cette époque cauchemardesque, ils n'existaient pas. C'est après. Lorsque la peur coulait à flot, au summum de son être, Galefoot était terrifié à l'idée d'affronter le monde une fois de plus. Il considérais son échec, son retard comme la cause de la mort de tout ceux qui lui tenaient à cœur.

      Cette mentalité se fracassât lorsque, dans un élan d'espoir, se scinda ses personnalités pour créer autour de lui trois êtres lumineux. Gargantuesques, posant leurs yeux opalescent sur sa misérable figure, ils se présentèrent. L'un s'appelait Wapi, dit le bienheureux. Une autre portait le nom de Nokomis, fille de la lune. Enfin, il restait Kwanita, " les dieux sont bons ", probablement le chef du trio. Chacun possédait une forme animale. Wapi était une tortue à l'air malin, portant une carapace de verre sur le dos, bâtie comme les pièces d'un puzzle. Nokomis, elle, arborait la forme dune terrifiante araignée aux deux crocs acérés, et aux huit pattes de support capable de retenir un bœuf musqué. Quant à Kwanita, ses mille et une pattes qui se mouvaient sous ses carapaces d'acier formaient un centipède portant des mandibules puissantes, capables d'entailler un roc. Chacun vit son visage aussitôt caché derrière un masque, masque différent d'un être à l'autre.

        Wapi est une tortue au masque pincé d'un visage matois. Un sourire méphistophélique et deux yeux plissés confirment sa personnalité de bienheureux un peu benêt. Sous ses idées altruistes se cache un côté hypocrite et mauvais qui pousse souvent Galefoot à commettre des actes qui peuvent se retourner contre lui. Wapi semble apprécier tous le monde. Ce voile se brise lorsqu'il avoue à ses deux compères qu'il cherche à s'approprier la garde de Galefoot à lui seul. Wapi est son côté double-jeu, réunissant des sourires faux avec des rires secs. Il prend la forme d'un pot d'encre, fait de quelques dalles de sa propre carapace.

        Nokomis est une araignée au masque de femme. Laconique dans ses dires, elle ne parle pas beaucoup, mais n'a pas la langue dans sa poche en terme d'antithèses si ses deux compagnons s'avèrent à tergiverser de leur tâche. De tous les trois, c'est Nokomis qui a la plus forte attache fraternelle avec Galefoot: Elle seule sait les souches des réactions spontanées que peut avoir leur protégé. Nokomis est son côté patient, à l'écoute, et silencieux. Sa forme d'outil est une longue toile de soie qu'elle aurait elle-même tissée.

        Kwanita est représenté sous la forme d'un centipède au masque furibond placé à l'envers de sa tête. Des yeux plissés et une bouche cache en fait trois yeux assassins, encrés au tréfonds des souvenirs de Galefoot. Kwanita est un être au bon sens de la répartie. Impulsif néanmoins, il lui arrive souvent de mener son protégé à des carrefours dangereux et nuisibles. Il semble s'entendre de bons termes avec les autres, mais n'hésite pas à les écraser s'ils s'avèrent trop envahissant. Il aime le pouvoir, se sentir important, et il aime par-dessus tout voir les autres se plier au moindre de ses caprices. C'est le côté colérique de Galefoot, traduit aussi par un manque d'amour et d'attache fraternelle. Kwanita prend l'apparence d'un pinceau lorsqu'il prend la forme d'outil.



    Armé d'une tortue, d'une araignée et d'un centipède, Galefoot n'en fut que plus récalcitrant quant à sa protection. C'est alors que Kwanita lui adressa, plantant ses trois yeux dans le regard terrifié du loup. Chaque protecteur avait pour but de le protéger, lui, de ceux qui lui voulaient du mal. À chaque fois qu'il se sentirait en danger, ils apparaîtraient sous les yeux des mortels pour le défendre, le cacher. Or là n'était pas leur seule fonction: Ce privilège avait un prix à payer. Imaginatif, créatif, Galefoot devait puiser ses pouvoirs à même son imagination. Imagination trop débordante: S'il lui arrivait d'en avoir un trop plein, il pourrait avoir de graves séquelles, autant physiques que psychologiques.

    Galefoot se sert de ses trois protecteurs sous forme d'outil pour peindre: Wapi lui sert de pot d'encre, Nokomis, de toile, et enfin Kwanita, de pinceau. L'encre est puisée à même son imagination: Il est forcé de peindre pour ne pas en avoir un trop plein. Une telle situation en porterait à de problèmes graves, mais seulement pour lui: Imagination double-lame, il se met à halluciner, voir des choses qui existent, mais qui ne devraient pas: Il voit des spectres, des fantômes, des êtres faits de poltergeist qui se mouvent lentement en sa direction. La peur rationnelle chez un être vivant se traduit par une expression, et un changement dans le système: Que ce soit le cœur qui bat trop vite, le sang qui palpe à même vitesse, les pupilles dilatées, et le corps en sueur. Imaginez ce phénomène, cette fois triplé. L'afflux de sang et si concentré au niveau des tempes que Galefoot ne peut plus penser, n'arrive ni à parler, ni à se concentrer. Ce monde terrifiant et d'horreur n'est visible qu'à ses yeux. Aux yeux d'êtres normaux, il est considéré comme un fou. Oui car, par sa vision, il ne reconnaît plus les êtres vivants des morts, des esprits des charnels... Le seul moyen de combattre cette infamie est de peindre, peindre, peindre. Peindre avec la seule volonté de le faire, une patte sur la toile, l'esprit concentré sur le pinceau qui se mouve avec les mouvements de celle-ci. Galefoot est enchaîné à sa peinture, à ses arts, ses idées. Il n'a pas le droit de s'en défaire, quitte à se blesser mentalement, voire physiquement... Seule la peinture arrive à calmer sa peur, à rasséréner son esprit. Un pot d'encre vidé équivaut à une satisfaction sur dimensionnée: Il peut vivre cinq jours sans avoir besoin de calmer son imagination. Toutefois, ces cinq jours le rendent tout aussi vulnérable, car il ne peut pas appeler ses protecteurs qui puisent leur énergie de la jauge d'inspiration.

    De retour aux peintures. Elles ne sont pas médiocres et inutiles, loin de là. Galefoot est capable de peindre des évènements auquel il n'a jamais assisté. Les autres animaux viennent le voir, lui, pour lui demander des peintures: Elle sont - ou seront - réputées dans toutes les meutes: Un être capable de peindre des moments du passé les concernant. Or soyez avertis: Galefoot ne peint pas le vivant. Il peut tracer des paysages et des phénomènes, mais il ne peut pas dessiner quelqu'un de vivant: Seuls les morts transparaissent sur ses œuvres. Ainsi, demander une peinture d'un compagnon disparu est quelque chose de courant: Si celui-ci n'apparaît sur la toile, cela signifie qu'il est encore vivant, tandis qu'au contraire, si ses détails sont tracés au peigne fin, ... on parle alors d'un être qui est mort. Poursuivons dans les exemples: Un être qui veut une peinture d'une guerre pourrait se surprendre à voir des animaux se battre seuls, ce qui signifie que leurs adversaires sont sans doute encore en vie. Malus à la chose, ... Galefoot ne peut pas voir ses propres œuvres. C'est pourquoi son frère, Sulbau, est toujours collé à lui pour lui dire, lui exprimer ce qu'il voit lorsque la peinture est terminée. Aux yeux de Galefoot, ses peintures portent une apparence sobre, et il n'y voit que l'encre d'imagination qu'il discerne comme vert fluorescent. Aux yeux des autres cependant, c'est un chef d'œuvre qui se libère sous leurs yeux. Or, l'art est quelque chose de versatile et qui s'interprète de manière différente. Ce pourquoi le duo est obligé de parcourir les terres de cinq sens avec une peinture sous la patte, et de demander aux autres ce qu'ils voient, ce qu'ils ressentent. Il faut des interprétations différentes pour noter les détails importants, sinon inquiétants d'une peinture. Oui car, en plus de tracer le passé, Galefoot arrive aussi à tracer le futur, leur futur... Mais pas le sien. Il est incapable de dessiner pour lui même, incapable de dessiner son histoire à lui. C'est pourquoi il dessine celle de son frère, son passé, son présent, son futur, pour trouver des incohérences, pour comprendre ce qui risque de leur arriver. Enfin, son pouvoir prend des risques de déraisons encore plus vastes lorsque Sulbau lui raconte qu'il s'est, lui-même, dessiné. Un auto-portrait n'envisage jamais rien de bon.

    Notez bien que lorsqu'il n'utilise pas son pouvoir, ses trois protecteurs se retrouvent collés à sa peau, littéralement: Leur silhouette est lisible dans son pelage, n'importe où. Ils se détachent de sa peau lorsqu'il les invoque.


TRAITS PHYSIQUES ET PROFIL PSYCHOLOGIQUE
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    Galefoot est un canidé à l'apparence rachitique: De longues pattes soutiennent son corps aux côtes saillantes. Il porte des épaules carrées, un poitrail fourni, une nuque épineuse et le creux d'une échine pauvre en toison. Sa queue émincée par on ne sait quels combats équilibre pourtant sa stature droite, au poitrail échevelé à l'instar des mèches au sommet de sa tête. Un museau long et étroit, mordu, plié, terminé par un truffe triangulaire arpente sa tête aux yeux tombants. Galefoot a des iris mordorés poignants, des oreilles en mauvais état et enfin de longues moustaches pour clore son portrait d'artiste famélique. Lorsqu'il ne se sert pas de son pouvoir, ses trois protecteurs sont incrustés à sa peau sous forme de motifs reflétant l'animal les représentant (exempt de masques). Ils peuvent se retrouver n'importe où sur son corps, sauf pour le centipède qui chevauche une de ses pattes arrières jusqu'au bout. Même si Galefoot est très petit si on le compare à la taille gargantuesque de son frère Sulbau, il n'en reste qu'il est taillé pour la vitesse, d'où son nom. En terminant, Galefoot a un corps relativement chétif si on le compare aux autres loups environnants. Seules ses griffes et ses pattes semblent soignées, ce qui contraste énormément avec le reste de son apparence physique.
Psychologiquement instable, voire paranoïaque, il ne fait confiance à personne: tout ceux avec qui il ose échanger quelques mots n'auront aucune attache à lui. Galefoot est tourmenté par ses trois Protecteurs qui aspirent son bien-être, or leur présence se voit devenir envahissante si le pauvre canidé se met à hésiter. Ça ne veut pas dire qu'il les déteste pour autant. Certes son ultime but est de se débarrasser d'eux, de se débarrasser de ce trop-plein d'imagination qui lui redonne ses véritables yeux, qui lui permettent d'entrapercevoir au trépas de l'au delà, mais il se voit aussi dépendant de leur aide. Octroyé d'une telle malédiction, il va sans dire que ses Protecteurs l'ont tenu en laisse pour lui éviter broutilles... Et c'est là qu'a sonné le glas: À l'attention que tous lui portaient, Galefoot a commencé à se sentir grand. Si grand qu'il sait, qu'il croit ne plus avoir besoin de ses jouets pour se protéger. Narcissique, ses grands airs se fracassent sur-le-champ lorsqu'il est confronté à des dangers qu'il ne peut pas contrôler. En réalité, Galefoot a peur de s'attacher à quelqu'un; Il a peur de voir les autres dépendre de lui; de se voir dépendre des autres. Il a peur de dépendre des autres. Il ne s'y accorde pas le droit, luttant à sueur et à sang contre cette fatidique. Personnage évasif et calme, sa névrose touche son paroxysme en présence de la solitude elle-même. Galefoot n'est pas sincèrement mauvais: il est plutôt adroit dans le domaine des communications et des arts. Malgré ses peurs et ses craintes, il s'avère pourtant franc dans ses dires, n'hésitant pas à montrer une vérité cruelle aux yeux de parfaits inconnus, voire même de proches fraternels. Or sa franchise se coupe lorsqu'il se retrouve lui-même face à la vérité qu'il cherche tant à éviter. Il n'est pas capable d'affronter ou d'assumer les conséquences de ses actes. En réalité, il se déteste, se méprise dans tous ses gestes, et pourtant, s'adule. Il sait qu'il excelle dans l'art, ce pourquoi il se sert de son frère pour que celui-ci lui décrive ses œuvres d'arts qu'il ne peut pas déceler, sinon sous forme d'amas coloré. Foncièrement lâche, Galefoot n'a aucun scrupule quant à l'idée d'abandonner sans frère, quitte à se faire happer par la mort. D'une autre perspective, jamais il ne s'autoriserait un tel acte. Galefoot est incroyablement ambigu: il fuit au plus profond de ses toiles et seuls ceux à l'âme artiste peuvent voir son tracé tremblant qui cherche à éviter les regards, tout en cherchant à s'épanouir...

FRESQUES PEINTES ET RETORS DE TOILE
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      - ... Je suis né, j'imagine. Je suis né dans une meute merveilleuse. Une meute loin, très loin du monde des cinq sens. Bon, il y avait bien des cinq sens là bas, mais on s'en moque, c'est pas où j'veux en venir. Ce que je veux dire, c'est que y'en avait pas.

      Des pouvoirs, ça existait pas.

      Quelques rares privilégiés en possédaient - comme le vieux patriarche, Starglimpse, et puis mon frère Huralis aussi - mais le reste, on devait le découvrir par nous-même. Clan nomade, on accentuait le principe de spiritualité par l'entremise d'initiation: On partait, frères et sœur de même âge, pour voyager à travers le monde. Guidés seulement d'un mentor, la suite de notre apprentissage dépendait de nos actions. Voyez, beaucoup périrent de leur initiation. C'était un risque à prendre, on s'en ait jamais plaints: Pas une seule fois.

      L'initiation visait à perdre notre nom de louveteau pour acquérir des peintures spirituelles, et de même qu'un nouveau nom: Chose plus ou moins épineuse car nous choisissions les noms nous-mêmes, sinon avec l'aide de notre mentor. Moi, je m'appelais Amaïth. A Might( Une Force ), selon mon père. Je n'ai jamais été le plus fort de tous, mais je compensait en vitesse: Huralis était brillant et discret, tandis que Sulbau savait comment dégommer les autres d'un tour de muscle. Et puis on avait de plus jeunes frères et sœurs aussi: On s'était tous attachés à l'un d'eux. Huralis s'était attaché à Sancha, et Sulbau, à Satana. Moi, j'me suis attaché à Trigger, mon petit frère. Trigger, il était pas comme ses soeurs. Il sortait jamais de la tanière. Il appelait le monde... euh, enfin. Il l'appelait " Le Monde " quoi. Mais c'était pas le mot, c'était l'air qu'il portait en disant ces mots. Pareille à une facture artistiques de traits entrecoupés, où on y lisait plus qu'une peur. C'était une phobie: Trigger avait peur de sortir. On savait pas trop pourquoi: Même ma mère, Twilight, n'a jamais mentionné quoi que ce soit. La seule chose que je savais, c'était la règle de ne jamais le faire sortir, et de ne jamais entrer dans " sa " tanière.

      Je n'ai jamais compris pourquoi avant une nuit froide d'automne, où revenaient, agaillardis, les nouveaux initiés de la meute. Tous étaient aux rocs pour assister à la pose de tatouages, mais pas moi. J'étais resté avec Trigger.

      " ... Tu vas partir bientôt, Ama'? Ces nouveaux initiés... L'un d'eux sera sans doute ton mentor. "
      " ... Je ne sais pas. Dans une lune, que Hura a dit. Je trouve que c'est bientôt! " " Une lune c'est très long, tu sais. "
      " Quoi? Mais pas du tout! "
      " Lorsque tu habites une tanière pour le reste de tes jours, et que ta seule attraction sont les insectes qui rôdent... Le temps est long. "
      " ... Trigger. "
      " Qu'y a-t-il? "
      " Pourquoi tu sors jamais? "
      " ... Je ,il avait hésité, portant son regard vers le ciel. Je sais pas trop "
      " C'est quelqu'un qui t'a dit de rester? "
      " Non. Je peux pas sortir. "
      " Mensonge, allez, viens! "

      Je ne m'étais pas attendu à ce que Trigger refuse aussi violemment. Il avait d'abord fermé, ses yeux, renvoyé sa tête vers l'Arrière. Borné comme je l'étais, je m'étais saisi de sa patte pour le catapulter à l'extérieur. Mes yeux s'écarquillèrent sur ce que je vis.

      " Trigger tu... tu... "
      " NE LE DIS À PERSONNE!... "
      " Trigger... t'es...? "
      " Ne-le-dis-à-personne-ne-le-dis-à-personne... "
      " Je comprends pas trop. "
      " T'as pas à comprendre, ne le dis à personne, c'est tout... "

      Ce qui se présentait devant moi, c'était pas mon petit frère. J'aurais aimé parler d'abomination, mais c'est pas courtois. Disons que le Trigger que tous croyaient connaître ne ressemblait pas à ce que la lumière de la lune montrait.

      " C'est comme un p'tain de malédiction! "
      " Dis pas ça, j'te trouve mignonne... "

      Ses yeux s'étaient voilés de larmes, alors qu'elle m'enlaça, tremblotante.
      " Le dis à personne surtout... "
      Pour ça je lui promis: Savoir que mon p'tit frère était en fait ma p'tite sœur ça pouvait vraiment étonner. Je ne savais pas pourquoi il... je ne savais pas pourquoi elle était si attachée au fait de ne pas être une femelle. Et personnellement, je m'en fichais. Même si d'un côté, la curiosité m'envahit, et je décidai d'aller me confier à la seule personne qui puisse répondre à la question: Ma mère.

      Les réponses évasives qu'elle me donnât ne suffirent pas à combler ma curiosité qui s'effaça peu après. J'étais encore Amaïth, et j'allais bientôt partir attelé par mes deux frères pour un périple dans la spiritualité.

      Je passais chaque journée avec Trigger, qui, calée au fond de la tanière, se cachait des yeux des autres. Elle n'aimait pas leur compagnie: Elle avait peur de ceux de son âge qui essayaient d'entrer dans la tanière. J'étais toujours là pour la protéger. J'ai fini par l'aimer. ... C'est disgracieux, non? J'ai fini par aimer ma propre sœur...

      Quoi qu'il en soit: En vint à la suite des évènements, une lune avait passée. Sulbau et Huralis partirent devant. Moi, je voulais rester avec Trigger, mais mon père comprit vite pourquoi je m'éloignais des autres. Pas besoin de grande et longue discussion: Il m'éloignât de force de la tanière de ma sœur pour me regarder de son air rieur. Ouais, l'entraînement. J'avais oublié. Vous savez, moi j'm'en balançais, de la spiritualité et de ces conneries. Mais bon, la tradition, c'est la tradition.

      On m'attèle donc d'un super [...] guide-de-la-mort qui tue. Il s'appelle Hellspawn, un vieux pote de mon père. Le type qui rit souvent et qui se moque de tout. Pas le meilleur entraîneur du monde, si vous voyez ce que je veux dire. Quoi qu'il en fut, je devais avoir quelques heures de retard dans le pèlerinage. Je ne me suis pourtant jamais lassé de ses vannes à deux balles.

      ***

      Après quelques jours, je suis parvenu à rattraper Huralis et Sulbau. Leurs entraîneurs à eux avaient l'air moins commodes que le mien. J'ai tout de même décidé de les suivre tout près. Je m'en remettait à la force de Sulbau pour me protéger: Maigrichon comme je l'étais, ma seule force devait être la fuite. Et la fuite, en équipe, c'est pas ça qui aide... Enfin bon. Ça ne servirait à rien de vous parler de ce moment déplorable de ma vie.

      Tout ce que j'y ai vécu, tout ce que je me rappelle, les bribes des paroles de mon entraîneur qui y est mort là bas... Comment? Histoire ridicule et dénuée de sens, mais résumée à un malheureux oubli des fondamentales de la gravité. Un oubli, tout simplement, qui l'a poussé en bas d'un précipice. Résultat, on se retrouve avec deux entraîneurs platoniques et atones qui font deuil sur la mort de leur grand Ami. Bloodlust et Hura vont s'éloigner de nous deux. Il nous reste un entraîneur pour deux initiés encore chamboulés.

      ***

      Ne reste que Sulbau, Moi et Soulcast. Vieille louve, brillante, mais mauvaise. Elle nous dit que la seule raison pourquoi elle cherchait à entraîner Sulbau était pour se rapprocher de Hellspawn. On ne comprend pas beaucoup. Loin de nous l'idée que Soulcast était celle qui avait poussé mon mentor du haut d'une falaise.

      On passe rapidement ce moment. On s'entraîne, dum dah dee. C'est presque comme si la mort ne nous affectait même pas. On était loin de se douter qu'un plan germait dans la tête de la vieille louve qui cherchait également à se débarrasser de nous. Mais c'était pas grave, c'était normal.

      Ce devait être le dernier campement, le denier brin d'Oasis dans lequel nous baignâmes avant que la tragédie ne nous frappe. Une journée, que dis-je misérable heures avant le retour à Bonesyard.
      [...]
      Soulcast avait disparue: À notre éveil, elle avait mit les voiles. Bof, Sulbau et moi n'avions pas cherché plus loin: Avec la meute à proximité, elle était sans doute rentrée, et elle cherchait alors à nous faire paniquer. C'était un test, qu'on croyait. Avec tout ça, on n'avait pas choisi nos noms. Huralis aurait ri en voyant nos mines dépités. Hélas, pas cette fois. En retournant, bredouilles, à la meute, un soudain hurlement fracassa le trop silencieux mutisme des lieux. J'étais parti, Sulbau aussi: Nous filâmes comme le vent pour comprendre, mais aussitôt anticipâtes l'idée d'un trahison, que mon frère me plaquât sur le sol pour me faire taire. D'innombrables minutes défilèrent comme des heures. Lorsque les cris se turent, nous sortîmes de notre cache. Une barbarie. Tous morts, gisants dans leur propre sang. Les gueules ouvertes, les tripes à l'air, éviscérés, éventrés par moment, la carotide tranchée, les jugulaires lacérées... Quel spectacle navrant. Titubant entre les carcasses de nos frères et sœurs, nous nous penchâmes sur chaque cadavre pour réciter un ou deux mots à leur égard. Huralis était-t-il mort?... Non. Nous ne trouvèrent son cadavre nulle part.

      ***

      La nuit fut interminable, alors que baignée de sang, nous retournâmes à la rivière pour nous purifier l'âme. Sulbau était parti en solitaire pour aller voir le cadavre de Satana, Grimchase. Mais moi, je suis resté. J'avais tellement peur, j'étais incapable de me concentrer. Je me rappelle pourtant avoir pensé: " Est-ce ma discussion avec Trigger et mon amour défendu qui a causé ce massacre? Est-ce Huralis qui nous aurait tous trahis? Sinon Le mentor de Sulbau, Soulcast? Est-ce une malédiction en vue de mes pensées impures vis-à-vis ma sœur? " Puis, se dégradant bientôt à " Je ne veux pas. Je ne veux pas vivre ça. Ils n'avaient rien faits! Ils auraient du me prendre moi. [...] J'étais inutile, je suis inutile. Non, je ne suis pas inutile. Je dois les venger, les aider, purifier leurs âmes à eux aussi. " En vain, je m'étais assis sur la berge, les yeux dans le vide. " Qu'ai-je fait pour mériter cela? " Ce devait être ma seule parole lucide. Ma dernière. Car bientôt, mes yeux se retournèrent contre leur orbites, me faisant revoir la scène qui m'avait rendu le souffle court, les yeux écarquillés sur les silhouettes dépravées de mes congénères... de Trigger. Une immense créature se libéra des eaux. Elle tenta de m'étrangler, vipère perfide. Puis, regard insistant sur la droite: Un clone de ma personne surgit dans un nuage d'écume, se mouvant, lentement, en ma direction.

      ***

      Je n'avais pas bougé depuis une semaine, selon Sulbau. J'étais tenu immobile contre mon gré. Je ne parlais pas: j'en étais incapable. Puis, il y avait cette chose dans mon esprit qui me hantait. Dans mes rêves, cette créature aux douze yeux me fixait sans relâche. Douze yeux. Vous avez bien compris. Wanokwan. Qui? Je ne sais pas. Mais il parle, 'faut croire!... Il me parle. Je ne sais pas ce qu'il me dit, mais je lui répond. Soudain, son corps se scinde en deux, laissant ses tripes me retomber dessus, et se former dans celles-ci un nuage duveteux prenant la forme de trois êtres. Wapi, Nokomis et Kwanita. [...] Trois êtres fantasmagoriques qui me fixent de leurs terrifiants yeux. Les mandibules du plus horrible tentent de me trancher la patte, que déjà leurs visages se voient voilés de masques. Je ne comprend pas, alors ils m'expliquent. " Ils sont mes protecteurs ", je me rappelle d'avoir répété à haute voix. Puis, il s'encastrent dans ma peau. À mon réveil, j'arrive à discerner les motifs de ces animaux. J'ai la frousse. [...]

      ***

      Je peux peindre. Je ne sais pas pourquoi, mais je peux peindre. Sulbau reste avec moi pour me dire ce que je peins. C'est minable: Je peux peindre, mais je ne peux pas voir ce que je peins. Une espèce de loi pour les devins, j'imagine... Enfin. Je dois me mettre à l'évidence: Ce que je peins, j'ai besoin d'avis différents pour savoir exactement chaque trait de pinceau. Je devine le passé, le présent et le futur, d'après Sulbau. Je peux faire ça, moi? Eh bien soit! Eh bien tant pis! [...]

      Je sais que Huralis et Sancha ne sont pas morts: Ils ne sont pas apparus sur ma toile. Et alors? J'ai pas envie de les revoir.

      Nous vivons de mes peintures: Lorsque des animaux viennent nous confronter, je peins pour eux. Mais ce n'est pas gratuit, oooh que non! Ce que nous voulons, c'est de la nourriture, ... sinon un endroit où pioncer la nuit. Quant à moi, ça me permet de me débarrasser de cette encre qui domine mes faits et gestes. Mon imagination, elle finira par me tuer, je le sens. Mais c'est pas grave. J'encaisse. Je peins. On mène la belle vie en ermite! Même si je n'aime pas la compagnie, même si je n'aime pas sa compagnie, même si ça me lasse de l'entendre se plaindre que la famille lui manque, même si ça me fait chier de le voir à mes pattes comme s'il fut mon esclave, c'est encore mon frère... Et je l'aime, même si je le hais. Qui a dit que les peintres se devaient d'être des figures simples et facilement discernables? Je suis comme un tableau cubiste: Je ne fais du sens que pour ceux qui peuvent creuser les différents sens abjects et déraisonnables de la toile.

      « Une fois, j'suis apparu sur ma propre toile ... »

      Je m'appelle Galefoot, ne vous approchez de moi que pour me demander une peinture égoïste de votre petit bonhomme de vie. Ne me demandez pas ce que je suis, et surtout, qui ils sont...





Dernière édition par Galefoot le Dim 23 Mai - 22:39, édité 2 fois
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Clan: solitaire
Célib' ?: pour l'instant...
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MessageSujet: Re: Galefoot [Canis Lupus - M] Pris   Ven 21 Mai - 19:46

Excuse moi, mais je valide ? C'est OK x) Manque juste les antécédents...

_________________
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Galefoot



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Clan: Quel clan? Personne n'oserait garder un tel énergumène dans ses pattes.
Célib' ?: Tentez votre chance si vous le voulez, mais 'faudra vous accrocher.
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MessageSujet: Re: Galefoot [Canis Lupus - M] Pris   Lun 24 Mai - 18:28

    Screw le reste, ça va me suffire je crois ~
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Specter.

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PUF : Sulbau
Pouvoir : Force surnaturelle.
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Clan: « ... Un clan. Qu'est-ce qu'un clan. »
Célib' ?: « Non. Mon coeur est mort. Déchiré, brisé. »
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MessageSujet: Re: Galefoot [Canis Lupus - M] Pris   Mar 25 Mai - 0:40

    OMFG AAAH JE T'AIME <333
    *Brique*

    Et maintenant j'dois refaire la fiche de Sulb', grmbl. Si tu me lis Kaos, j'essais de la terminé cette semaine x) Y'a juste la p'tain d'histoire qui devrait tarder un peu, maiiiis bon, j'suis comme ça, j'suis flemmarde, et faire la chronologie, bah j'aime pas ça è___é Au moins j'suis valideey, alors ça m'empêche pas d'rp 8D C'est déjà pas mal avancé au moins, je présume finir mercredi <3

    Non non, je ne flood pas, sisi jvous jure è__é
    *Porte*
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Le Poète



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MessageSujet: Re: Galefoot [Canis Lupus - M] Pris   Dim 20 Mar - 4:21

    À jeter, s'il vous plaît <3
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